Les extraordinaires et très-véridicques adventures du Baron de Münchhausen

Lorsque mon frère a ramené de France le livre des aventures du Baron de Münchhausen, j’ai tout de suite accroché et c’est vite devenu un de mes livres humoristiques favoris.

Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage du Baron, sachez qu’il a réellement existé, mais que sa vie est banale à côté des récits qu’on en a fait. Aventures plus que rocambolesques et retournements de situation absurdes entourent le personnage depuis sa popularisation en Allemagne.

Je vous présente ici la chanson que j’en ai tiré, qui reprend trois de mes histoires préférées, racontées à ma façon.

Note : L’audio ne saurait trop tarder pour celle-ci!

Chers amis, chers seigneurs
Il faut que je vous avoue
Ma modestie, ma pudeur
Quand je dois parler de moi

Mais si pour votre bonheur
Je dois conter mes exploits
Je suis votre serviteur
Et, humblement, je dirai tout

Allons, amis, voici, pour commencer,
Une petite aventure qui m’était arrivée
Je cherchais des truffes dans une forêt du coin
quand je vis, soudain – tenez vous bien –

La plus grosse truffe qui pût exister!
Je m’en vins la tâter
Quand elle se mit à grogner…
C’était un ours que je venais de réveiller

Je ne m’attendais guère à croiser un tel mammifère
Je n’avais, pour ma survie, que deux silex à fusil
J’en lançai un, bravement, dans la gueule de la menace
Qui fit une grimace et se tourna pour un moment

Je profitai de l’occasion et lançai ma deuxième pierre
Qui, en raison de mon angle, entra par son derrière
Les deux silex, dans ses entrailles, croisèrent leur trajectoire
L’explosion tua la bête et me fit crier victoire

Quelques temps plus tard, en campagne militaire,
Nous assiégeons une ville qui nous faisait la guerre
Notre général, un jour, se plaignit
de ne rien savoir de l’état des troupes ennemies

Il fallait un éclaireur, je voulus être volontaire,
mais ne savais comment faire
Or, en entendant l’artillerie,
il me vint alors une idée de génie!

Je me plaçai près d’un de nos canons
Et quand le boulet fut tiré, j’y montai à califourchon
Je filais à tout allure de cette étrange façon
Quand, au milieu de mon trajet, il me vint quelques réflexions

Je me dis « Pardieu! L’idée est brave, mais encore faut il songer
Que sitôt descendu dans la ville, je serai fait prisonnier
Sur ces sages considérations, je vis un boulet ennemi
Je sautai donc de l’un à l’autre et dans mon camp j’atterris

Voici, pour terminer, un autre de mes succès
Une aventure singulière, un jour où je chassais
J’arpentais mes terres quand je vis dans les parages
Un magnifique cerf, caché dans le feuillage

C’était un défi de baron, car pour unique munition
je n’avais en ma possession
Que quelques noyaux de cerises.
Soit! j’en chargeai mon fusil, espérant que cela suffise

Je tirai mes noyaux sur le front de l’animal
Qui, étourdi par le choc, s’enfuit tant bien que mal
Or de crier défaite, toujours je me garde
Car mes échecs ne sont que des triomphes qui tardent

Ainsi, quelques années plus tard, le même cerf vint se montrer
Or sur son front poussait un immense cerisier
Je l’abattis sans grande peine, lui et son panache fruité
Et pour le manger, le soir même, la sauce était tout indiquée

Chers amis, chers seigneurs
J’ai, pour ce soir, terminé
Mes récits de chasseur
Et mes exploits de soldat

Voici venue l’heure,
Je le crains, de nous quitter
Mais je vous dis : n’ayez peur!
Nous reprendrons une autre fois

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