Tam Lin

« Tam Lin », ou « Tamline » dans ma traduction, est une ballade écossaise qui existe en de multiples versions, toutes très différentes. Ma traduction se base sur la version du duo Mitchell & Hamer, dont je parle dans la présentation de la section.
 
 
 

Janet sits in her lonely room
Sewing a silken seam
And looking out on Carterhaugh
Among the roses green
And Janet sits in her lonely bower
Sewing a silken thread
And longed to be in Carterhaugh
Among the roses red

She’s let the seam fall at her heel
The needle to her toe
And she has gone to Carterhaugh
As fast as she can go
She hadn’t pulled a rose, a rose
A rose, but only one
When then appeared him, young Tamlin
Says, “Lady, let alone”

“What makes you pull the rose, the rose?
What makes you break the tree?
What makes you come to Carterhaugh
Without the leave of me?”
“But Carterhaugh is not your own
Roses there are many
I’ll come and go all as I please
And not ask leave of any”

And he has took her by the hand
Took her by the sleeve
And he has laid this lady down
Among the roses green
And he has took her by the arm
Took her by the hem
And he has laid this lady down
Among the roses red

There’s four and twenty ladies fair
Sewing at the silk
And Janet goes among them all
Her face as pale as milk
And four and twenty gentlemen
Playing at the chess
And Janet goes among them all
As green as any glass

Then up and spoke her father
He’s spoken meek and mild
“Oh, alas, my daughter
I fear you go with child”
“And is it to a man of might
Or to a man of means
Or who among my gentlemen
Shall give the babe his name?”

“Oh, father, if I go with child
This much to you I’ll tell
There’s none among your gentlemen
That I would treat so well”
“And, father, if I go with child
I must bear the blame
There’s none among your gentlemen
Shall give the babe his name”

She’s let the seam fall at her hell
The needle to her toe
And she has gone to Carterhaugh
As fast as she could go
And she is down among the weeds
Down among the thorn
When then appeared Tamlin again
Says, “Lady, pull no more”

“What makes you pull the poison rose?
What makes you break the tree?
What makes you harm the little babe
That I have got with thee?”
“Oh I will pull the rose, Tamlin
I will break the tree
But I’ll not bear the little babe
That you have got with me”

“If he were to a gentleman
And not a wild shade
I’d rock him all the winter’s night
And all the summer’s day”
“Then take me back into your arms
If you my love would win
And hold me tight and fear me not
I’ll be a gentleman”

“But first I’ll change all in your arms
Into a wild wolf
But hold me tight and fear me not
I am your own true love”
“And then I’ll change all in your arms
Into a wild bear
But hold me tight and fear me not
I am your husband dear”

“And then I’ll change all in your arms
Into a lion bold
But hold me tight and fear me not
And you will love your child”
At first he changed all in her arms
Into a wild wolf
She held him tight and feared him not
He was her own true love

And then he changed all in her arms
Into a wild bear
She held him tight and feared him not
He was her husband dear
And then he changed all in her arms
Into a lion bold
She held him tight and feared him not
The father of her child

And then he changed all in her arms
Into a naked man
She’s wrapped him in her coat so warm
And she has brought him home

Jeanne tisse de douces laines
Dans sa chambre, toute seule
Et regarde le lointain Bois-des-roses
Et son lit de feuilles
Et Jeanne brode de douces laines
Dans son boudoir, et à toute heure
Ne songe qu’au Bois-des-roses
Et son lit de fleurs

Elle laissa choir l’étoffe
Et l’aiguille à ses pieds
Et courut jusqu’au Bois-des-roses
Sans jamais s’arrêter
Elle n’avait cueilli qu’une rose
Une rose de ses mains
Lorsque le jeune Tamline
Vint croiser son chemin

« Pourquoi cueilles-tu cette fleur
Pourquoi viens-tu ici
Pénétrer dans le Bois-des-roses
Sans que je te l’aies permis »
« Mais le Bois-des-roses n’est pas le tien
Et maintes fleurs il y a
J’irai comme bon me semble
Sans en demander le droit »

Alors, il lui prit le bras
Et sans dire un mot, un seul
Ils se couchèrent ensemble
Sur un lit de feuilles
Alors, elle lui prit la main
La posa sur son coeur
Et ils se couchèrent ensemble
Sur un lit de fleurs

Au château sont vingt jeunes dames
Cousant de doux châles
Et Jeanne passe parmi elles
Le visage tout pâle
Et au château sont vingt jeunes hommes
Récitant des poèmes
Et Jeanne passe parmi eux
Le visage tout blême

Lors lui confia son père
D’une voix incertaine
« Hélas, ma fille, je crains
Que mère tu ne deviennes
Sera-t-il d’un noble sujet
Ou d’un simple paysan
Oh, lequel de mes gentilshommes
Nommera ton enfant? »

« Ô père, si je porte un enfant
Je vous déclare ceci :
Il n’est nul de vos gentilshommes
Qui partagea mon lit
Et père, si je porte un enfant
J’en porterai seul le blâme
Car d’aucun de vos gentilshommes
Je ne suis la dame »

Elle laissa choir l’étoffe
Et l’aiguille à ses pieds
Et courut jusqu’au Bois-des-roses
Sans jamais s’arrêter
Dans les enchevêtrements
De ronces et d’épines
Alors qu’elle tendait sa main
Lui apparut Tamline

« Oh pourquoi cueilles-tu cette rose
La rose empoisonnée
Oh, l’enfant que tu portes
Pourquoi vouloir le blesser? »
« Oh je cueillerai la rose, Tamline
Je prendrai son poison
Mais je n’accoucherai pas de l’enfant
Venant de notre union »

« S’il naissait d’un gentilhomme
Et non d’une ombre qui fuit
Je le bercerais l’année durant
De jour comme de nuit »
« Alors reprends-moi en tes bras
Mon amour je te donne
Si tu me serres fort, sans me craindre
Je serai gentilhomme »

« Mais d’abord je deviendrai
Dans tes bras un loup blanc
Mais serre-moi fort, sans me craindre
Car c’est moi ton amant
Puis je deviendrai dans tes bras
Un ours noir agité
Mais serre-moi fort, sans me craindre
C’est moi ton bien-aimé »

« Puis je deviendrai dans tes bras
Un lion menaçant
Mais serre-moi fort, sans me craindre
Et tu aimeras l’enfant »
Et d’abord il devint
En ses bras un loup blanc
Mais elle le serra fort, sans crainte
Car c’était lui son amant

Puis il devint en ses bras
Un ours noir agité
Mais elle le serra fort, sans crainte
Car c’était son bien-aimé
Puis il devint en ses bras
Un lion menaçant
Et elle serra fort, sans crainte
Le père de son enfant

Et finalement il devint
Dans ses bras, un homme nu
Elle le vêtit de son manteau
Et ils ne se quittèrent plus

« Tamline »
Written by Anais Mitchell and Jefferson Hamer
Published by Treleven Music/Candid Music Publishing Ltd. administererd by It’s Only About Music (ASCAP) and Clairvoyant Dwarf (BMI)

Tam lin
© Jessica « Sieskja » Albert (http://sieskja.tumblr.com/). « Denna natt, allt tar slut »

2 réflexions sur “Tam Lin

  1. Dimanche matin. Temps d’été en Espagne, mais encore aimable, même un peu fraiche. C’est bon moment pour entendre cette fable si bien interprétée. Bravo, François-Félix! Merci pour ces moments! (Bravo aussi pour l’illustration de « Sieskja ». J’ai visité son lieu à tumblr.com; extraordinaires dessins, quels jolis oiseaux!).

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